dimanche 18 décembre 2011

Broomberg et Chanarin / Slow photographes

"(...) Using huge rolls of photographic paper, the duo [Adam Broomberg & Oliver Chanarin] made vast exposures of various scenes in the conflict without using a camera – instead keeping the media in darkness and then exposing it to the natural light of whatever environment they wanted to depict. The photographs themselves reach so far into the idea of abstraction that the need for the viewer to be informed of their aim is central to their success or failure, as the majority of the images do not reflect any traditional notion of visual description. (...)
Their work, along with that of other photographers such as Hiroshi Sugimoto and Atta Kim (whose individual endeavours have focused on the removal of the temporary through long exposure photography) (28) , can be described in the area of ‘Slow Photography,’ as noted by writer Peter Brook (29). This idea looks directly at the variation in immediacy between art and photojournalism, and points to photojournalism’s search for the definitive moment being the antithesis of what the work of these conceptual photographers is concerned with a sentiment with which Broomberg agrees, stating (30):
“All we're doing is giving people warning, letting the subjects represent themselves instead of pretending to catch 'the defining moment' that speaks the unwitting truth. The point is we're being self-conscious about our intervention, about the fact that it is a mediatedhttp://www.blogger.com/img/blank.gif truth.”

28 - Rexer, Lyle. The Edge of Vision - The Rise of Abstraction in Photography (New York: Aperture, 2009) - Page 184-185
29 - Brook, Peter. Slow Photography: Broomberg and Chanarin, Prison Photography, Posted October 16th 2009, Retrieved November 19th 2009 (http://prisonphotography.wordpress.com/2009/10/16/slow-photography-broomberg-and-chanarin)
30 - 'Trusting the Truth' at Johannesburg Art Gallery (Gallery Listing), ArtThrob.co.za, Posted September 25th 2007, Retrieved November 19th 2009 (http://www.artthrob.co.za/03apr/listings_gauteng.html)


Source: A MEDIUM AT WAR | AN ANALYSIS OF PHOTOGRAPHY’S RELATIONSHIP WITH HUMAN CONFLICT / JAMES PORTEOUS

lundi 5 décembre 2011

C.J. Chilvers / 10 / Soyez reconnaissant

Soyez reconnaissant

Soyez contents de ce que vous avez: un appareil photographique, une vision suffisante pour continuer à photographier, et l'habilité de reconnaître ce qui en vaut la peine...
Cela ne suffirait-il pas à vous rendre heureux ?

Pour une photographie du moins / la simplicité volontaire du photographe
10 principes pour redécouvrir ce qui compte
un manifeste par C.J. Chilvers

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dimanche 4 décembre 2011

C.J. Chilvers / 9 / Gardons la photographie legale

Gardons la photographie légale

Le droit de photographier est en danger. Sous tous les prétextes, celui à l'image, celui de la sécurité publique, il est de plus en plus difficile de photographier ici. Ne parlons pas d'autres pays du monde. Si ce droit disparait, c'est sûr, c'est que bien d'autres auront disparu.

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10 principes pour redécouvrir ce qui compte
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samedi 3 décembre 2011

C.J. Chilvers / 8 / Roulez pour vous-meme

Roulez pour vous même

Évaluez avec soin l'endroit où vous publiez vos images. Et contrôlez surtout l'expérience que vous voulez en donner à vos spectateurs.

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vendredi 2 décembre 2011

C.J. Chilvers / 7 / L'outil le plus important

L'outil le plus important

Soyez sévères dans votre sélection: les grands photographes jettent au moins autant à la poubelle que vous ne le faites. Mais apprenez aussi à jeter avant de photographier... et comme le dit Monte Gerlach "chaque fois qu'il y a un coucher de soleil en face de vous, retournez vous, et photographiez ce qu'il y a derrière vous".

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10 principes pour redécouvrir ce qui compte
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jeudi 1 décembre 2011

C.J. Chilvers / 6 / N'ameliorez pas ce qui est parfait

N'améliorez pas ce qui est parfait

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mercredi 30 novembre 2011

C.J. Chilvers / 5 / Vous savez deja quoi photographier

Vous savez déjà quoi photographier

Ne cherchez pas trop loin... si vous avez l'habitude de photographier quelque chose, c'est sans doute que c'est cela qui vous intéresse: continuez! Mais évidemment, ne vous empêchez pas d'explorer.

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mardi 29 novembre 2011

C.J. Chilvers / 4 / Racontez une histoire

Racontez une histoire

Qu'est ce qui fait que certains photographes sont publiés par National Geographic, et largement diffusés, alors que les œuvres des autres, richement imprimées, s'empoussièrent dans les rayons des librairies? Le récit est la clef. Et le photographe ne doit pas oublier qu'il peut aussi écrire... son histoire pourrait en avoir d'autant plus d'impact.

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un manifeste par C.J. Chilvers

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lundi 28 novembre 2011

C.J. Chilvers / 3 / Depensez pour l'image pour l'image pas pour l'instrument

Dépensez pour l'image pas pour l'instrument

"Les vrais résultats se mesurent par la réaction que vos images provoquent chez le spectateur. Les émotions ne sont pas mesurables en taille d'impression ou en pixels. Et dépenser plus encore pour des pixels pourra rendre votre vendeur très heureux, mais n'aura en principe aucun effet sur votre spectateur."
(traduit librement)

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dimanche 27 novembre 2011

C.J. Chilvers / 2 / Restez amateur

Restez amateur

"On vous traite comme un pro, vous pousse à acheter comme un pro et vous invite à revenir acheter plus encore. Cela vous vole autant votre temps que des ressources que vous feriez mieux d'utiliser à faire les photos que vous aimez.
(...) Efforcez vous de faire des images remarquables plutôt que vendables.
"
(traduit librement)

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samedi 26 novembre 2011

C.J. Chilvers / 1 / L'art prospere sous la contrainte

L'art prospère sous la contrainte

"Quand vous vous imposez une contrainte, vous jetez un obstacle au travers de la voie de la simplicité et forcez votre cerveau à inventer un chemin moins souvent parcouru.
Votre créativité est ce qui rend vos images uniques. Ne la gaspillez pas sous prétexte d'un processus plus simple.
"
(extrait librement traduit)

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vendredi 25 novembre 2011

Simplicite volontaire et photographie

Pour une photographie du moins / la simplicité volontaire du photographe
10 principes pour redécouvrir ce qui compte
un manifeste par C.J. Chilvers

C'est du moins ma traduction libre de "A lesser photographer". Décroissance ? Simplicité volontaire ? Le nom qu'on donnera à cette approche importe peu, resteront les idées...

"Ne faudrait-il pas s'interroger sur le fait que notre pratique de photographes nous est tout doucement instillée, et vendue, sous l'influence de podcasts, blogs, livres et magazines ?
Et, au fait, en quoi l'équipement importe-t-il vraiment? Et pourquoi ?
Et si je me séparais de tout cela et recommençais à zéro avec le minimum ?
Ma vision me suffirait-elle à capturer les images que je désire?
"
(traduction libre d'un paragraphe de l'introduction)

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lundi 21 novembre 2011

Benoit Thiollent / Zone 3

"Expérimentation urbaine un peu loufoque, "Zone 3" signalerait tout déplacement piéton dont la vitesse serait supérieure à 3km/h. L’artiste invite ainsi les passants à ralentir pour mieux observer le patrimoine et interroger notre rapport à la réglementation et à la technologie sécuritaire imposée dans la vie quotidienne.
J'aime à revoir ma Normandie, c'est le pays qui m'a donné le jour
Concentré sur la vérité lorsqu’il s’agit d’écrire dans l’exercice de ma profession de journaliste, je deviens un rêveur et conteur d’histoires dans mes créations d’art contemporain.
Un véhicule, qu’il soit à deux ou quatre roues, n’est jamais bien loin de mes installations et réalisations. Je le vois comme une main tendue vers le spectateur, une invitation à mettre un pied dans mon monde, à partir d’un objet universellement connu.
J’ai travaillé cette fois-ci avec un radar automatique, sujet d’actualité propice aux discussions passionnées en ce printemps 2011.
Je fais ainsi don au spectateur d'une oeuvre ouverte, lui offrant une très large possibilité d'interprétation en fonction de son âge et sa personnalité. Mon but est de voir l'individu enrichir l'oeuvre de ses souvenirs et son vécu pour fabriquer sa propre vérité.
En quittant l'installation éphémère, avec le souhait de rapporter à son entourage la vision étonnante venant d'être vécue, le spectateur devient de fait sa pièce maîtresse.
Sur Internet, on parle de buzz. Je préfère l’idée d’enrichissement de la mémoire collective. Frédéric et Eustache Bérat méritent bien cela.
Benoît Thiollent"

dimanche 20 novembre 2011

Annexe 04 - Quelques textes de reference

Le « Slow movement » est parti d’une opposition à l’installation d’un Mc Donalds en Italie en 1986 et de la naissance du concept de Slow food. Il s’est étendu ensuite à d’autres domaines.

En photographie, la plupart des références à la photographie lente sont purement techniques. La photographie lente serait simplement une photographie qui dure longtemps : de quelques minutes à quelques heures ou quelques mois. Tout un mouvement esthétique s’est développé autour de ce thème mais qui n’apporte en général pas grand-chose en termes de qualité de vie ou de perception du monde.

Je citerai pourtant le nom d’Ansel Adams, un pionnier de la photographie des années 1920, par ailleurs écologiste avant la lettre dans son combat pour les parcs nationaux. Son utilisation même pour des photos en pleine nature d’un appareillage très lourd d’une part, mais aussi et surtout son idée de la visualisation, selon laquelle il faut voir la photo qu’on va produire avant de la faire, sont sans doute ce qui s’est fait de plus proche du mouvement actuel de la slow photography.

Quelques références sont cependant apparues au cours des trois ou quatre dernières années sur le web, bien plus proches de la philosophie de la Slow food. Deux d'entre elles semblent en particulier faire l’unanimité :
  • Un premier article, publié en février 2010, “Tired: Slow Food. Wired: Slow Photography!”, que l’on pourrait traduire par «Slow food, ringarde Slow photography, branchée» propose 3 exercices (le portrait placide, le paysage décontracté et la macrophotographie moelleuse)… L’approche est encore relativement technique et dirigée vers les photographes, mais ces exercices témoignent pourtant d’une vision franchement «philosophique» de la notion de «Slow» avec le plaisir, l’anticipation, la patience… et en rappelant «préoccupez-vous plus de votre sujet que de votre appareil».
  • Et beaucoup plus récemment, en janvier 2011, “The Slow-Photography Movement : What is the point of taking pictures?” (le mouvement Slow en photographie: à quoi rime de photographier?) de Tim Wu dans le magazine en ligne «Slate», réducteur lui aussi, mais qui a suscité des dizaines de réactions et citations sur la toile. Il décrit une photographie lente en 3 étapes : une lente étude du sujet tel qu’il est et pas tel qu’il devrait être, ensuite la prise de décision technique, et Tim Wu déclare qu’à ce point, il n’est plus nécessairement essentiel de prendre la photo, enfin, et je m’écarte de sa position sur ce point, la seule raison de prendre des photos serait d’avoir accès à une troisième étape celle du labo (argentique ou numérique).
Une troisième référence, moins explicite mais tout à fait cohérente doit désormais s’y ajouter :
  • La contribution de CJ Chilvers sous le titre «A Lesser Photographer – The Manifesto / 10 Principles for Rediscovering What Matters» (Photographie du moins, le manifeste / 10 principes pour redécouvrir l’essentiel), développée dans un blog, présentant le manifeste en pdf et en développant les échos et applications sur un autre blog. Son idée principale est que le matériel, et la course au matériel, photographique est l’obstacle principal à une photographie de qualité. Il faudrait probablement ici parler de "photographie décroissante" ou de "simplicité volontaire en photographie".
Quelques notes pour en finir :
  • Je n’ai pas encore trouvé de référence structurée sur l’empreinte écologique de la photographie numérique et/ou argentique...
  • La "slow photography" n'est pas pour l’argentique et contre le numérique. La même question de l'abondance s’est déjà posée il y a bien longtemps avec l’apparition du rouleau de pellicule qui a permis de mettre 100 photos sur un film.
  • Le mouvement slow est à construire en même temps que ceux de la décroissance, de la simplicité volontaire, du développement durable, ainsi que tant d’autres.


Suites

samedi 19 novembre 2011

Annexe 03 - Les photographies

Jugez vos photos durement. La probabilité que vous ayez une seule photo vraiment bonne sur cent est très faible… Mais plus vous vous jugerez durement, meilleures deviendront vos photos, parce que vous serez capables de faire l’essentiel du tri au moment de la prise de vue…

Demandez aux autres de juger vos photos. Et apprenez que les commentaires positifs sont en général les moins intéressants (vous aurez sans doute déjà remarqué vous-même que tel ou tel aspect de votre photo est réussi) alors que les plus critiques sont ceux qui vous feront avancer. Et surtout, taisez-vous ! Vous aviez le temps de vous exprimer au moment de faire la photo… il est temps maintenant pour ceux qui la voient de vous dire ce qu’ils y voient (pas ce que vous prétendez qu’il faudrait y voir). Et si vous n’avez personne qui soit en mesure de vous critiquer, participez à l’un ou l’autre forum sérieux sur internet ou à un club photo.

Analysez vos images et donnez-vous des outils pour ce faire.
  • Recadrez : avec quelques feuilles de papier utilisées comme masques, retaillez votre image, en carré, en panoramique, horizontal, vertical, en coupant l’un ou l’autre bord plus faible, ou au contraire, imaginez qu’elle s’étende au-delà de ses limites actuelles… Vous avez peut-être la bonne photo, mais noyée dans un trop grand cadre. Ou bien, au contraire, vous avez cadré trop serré et votre sujet aurait besoin d’air… Demandez aussi à d'autres de faire cet exercice, au début vous hésiterez toujours à amputer votre photo de quelque chose que vous y avez mis...
  • Tournez : posez vos photos sur une table, tournez autour. La photo vraiment bonne se reconnait au fait qu’on voit qu’elle est bonne au moins dans deux directions… Question d’équilibre…
  • Transformez: couleur ou noir et blanc. Essayez la transformation, peut-être êtes vous de ceux qui voient le monde en noir et blanc... ou bien, précisément de ceux qui ne le voient qu'en couleurs.
Agissez en conséquence
  • Laissez : Si une photo est très moyenne, ne la présentez pas à un concours et ne la tirez pas non plus en taille poster…
  • Solutionnez : Si vous avez appris quelque chose et la manière de le corriger, corrigez-le dans vos prochaines photos… Et si vous ne savez pas, informez-vous, faites des tests...
  • Recommencez : Faire une photo est un acte extrêmement simple et rapide !


Suites

vendredi 18 novembre 2011

Annexe 02 - Photographier

Une disposition, une posture et un acte
Photographier se résume bien, finalement, a ce morceau d’instant, cette fraction de seconde pendant laquelle l’image atteindra votre film ou votre capteur. N’oubliez surtout pas que tout un chemin vous a mené à cet instant précis.
  • Si vous le pouvez, préparez-vous à photographier. Pour certains, ce sera la nécessité de prévoir le moment où ils vont le faire. Pour d’autres, de préparer soigneusement leur matériel, de savoir qu’il est bien prêt à fonctionner et que la créativité pourra s’exprimer sans aucun doute sur le film (pour ceux qui en utilisent encore), sans panne de batterie ou de n’importe quel autre élément. Dans mon cas, c’est de savoir que je «promène mon appareil» (il est là, il est prêt, et je suis en sortie photographique… mais rien ne dit que je vais photographier…) en même temps que cet appareil est encore enfermé dans son sac (face à une image possible, je vais donc m’arrêter, regarder, me demander si je vais ouvrir mon sac, sortir mon appareil, ouvrir mon appareil – eh oui, j’ai un appareil qui se replie -). A votre tour de trouver le moyen de vous mettre dans les meilleures dispositions pour ce que vous voulez faire. Et si vous en avez l’occasion, regardez un grand photographe travailler; inspirez-vous peut-être de son rythme et de sa manière de promener le regard plus que de toujours viser.
  • Physiquement ensuite, mettez-vous dans la bonne position. Sur un pied et le bras tendu… le résultat sera probablement très aléatoire. Utiliser un trépied ? Vous gagnez en liberté autour de votre appareil… mais vous en perdez autant en flexibilité et en mobilité. L’appareil à bout de bras ? D’accord pour certaines photos extrêmes, ou pour les journalistes qui tirent en rafale… mais imaginez-vous le peu de stabilité qu’a votre appareil au bout d’un tel bras de levier ? On n’a jusqu’à présent pas fait grand-chose de beaucoup mieux que l’œil collé au viseur. Vous n'avez qu'un écran ? Tenez l'appareil pas trop loin, et gardez les coudes collés au corps. Ca ne bougera pas ! Essayez toujours de vous donner le plus possible de stabilité : appuyé contre un mur, contre un arbre. Vos photos n’en seront sans doute que meilleures.
  • Enfin vient le moment d’appuyer sur le bouton. Ne gâchez pas tout en oubliant cet instant. Faites le doucement (sinon votre appareil risque de faire une rotation vers la droite), calmement (et ainsi bien voir, jusqu’au dernier moment tous les éléments de la scène qui va être enregistrée). Et quand vous atterrissez… rien ne vous empêche de dire merci à votre modèle… ni même au paysage que vous venez de photographier !
Des paramètres techniques et des paramètres esthétiques
Le moment de la photographie est décisif : vous allez devoir combiner, en une fraction de seconde, des exigences et des choix techniques avec d’autres qui sont purement esthétiques.
Soyons clairs, les aspects techniques n’intéresseront personne et n’ont jamais produit de photo « significative ». Efforcez-vous dès lors de vous simplifier la vie au maximum :
  • Utilisez, par exemple, une focale fixe plutôt qu’un zoom (sinon, choisissez sur votre zoom la focale que vous allez utiliser)
  • Décidez, par exemple, de faire toutes vos photos horizontalement plutôt que parfois à l’horizontale, parfois à la verticale
  • Connaissez bien votre appareil et utilisez les fonctions que vous connaissez plutôt que de vous plonger dans le manuel ou des menus interminables au moment de faire la photo ; et si vous ne le connaissez pas bien, utilisez ce que vous en connaissez…
  • Travaillez en mode automatique s’il convient à ce que vous voulez faire, mais choisissez bien si vous le pouvez entre la priorité au diaphragme (si c'est le contrôle de la profondeur de champ qui importe pour votre photo) et celle à la vitesse (votre sujet, ou les circonstances exigent une certaine vitesse)
  • Utilisez un appareil simple, plutôt qu’un appareil compliqué
En résumé, faites tout pour supprimer les questions techniques au moment où tout votre esprit devrait être dirigé vers le contenu de votre image.

Ici et maintenant ou ailleurs / à un autre moment ?
Ne rêvez pas votre photographie : celle que vous allez faire se fait ici et maintenant. Mesurez donc bien ce qui lui manque et ce que vous pouvez y changer.
Pour en revenir à la posture, évoqué au début de cet article, n’oubliez jamais de :
  • Bougez, marchez… Le zoom a rendu certains photographes paresseux et stupides. Bougez. A gauche, à droite. En avant et en arrière. Laissez pendre votre appareil et regardez. Voyez quel est le meilleur point de vue et s’il ne vaudrait pas la peine d’escalader cette colline ou de s’approcher de son sujet…
  • Trouvez aussi le bon niveau... Plier les genoux, ou monter sur l’escabeau… Chaque angle de prise de vue rendra différemment son sujet. Pour photographier des enfants ? Essayez de plier les genoux : vous ne les écraserez pas de votre grandeur d’adulte mais retrouverez un peu de leur regard… Regardez les choses de haut : la foule ne sera plus une barrière, mais le sujet d’une harmonieuse arabesque…
  • Attendre ou revenir...Enfin, il est essentiel de se demander s’il ne vaudrait pas la peine d’attendre, ou de revenir… une ou deux heures plus tard ? Une demi-heure plus tôt ? Regardez la manière dont le soleil (ou l’éclairage urbain) se comporte, les ombres, leur orientation. La foule ou le trafic. Et composez dans votre tête une photo encore plus satisfaisante que celle que vous pourriez mettre en boite aujourd’hui.
Photographier ou pas
Et au bout du compte, la décision, de photographier, ou pas.
D’éventuellement s’abstenir, plutôt que d’enregistrer un instant quelconque.

Suites

jeudi 17 novembre 2011

Annexe 01 - L'appareil photographique

Tout appareil photographique est une variation autour d’un schéma assez simple dont tous les éléments se sont finalement combinés au cours du 19ème siècle pour ne plus finalement évoluer de manière significative par la suite.

Il est constitué de
  • Une chambre noire (grande dans le cas d’une chambre technique à l’ancienne, minuscule dans le cas de l’appareil photographique de votre téléphone cellulaire)
  • Un dispositif optique (un simple trou dans le cas du sténopé, mais en général un objectif composé d’une ou de plusieurs lentilles)
  • Un dispositif de fixation de l’image (un film dans le cas de la photographie analogique ou un capteur dans le cas de la photographie numérique… mais cela pourrait très bien être le gazon qui blanchit ou verdit ou bien le bronzage et les coups de soleil sur votre peau, et n’importe quel matériau capable de mémoriser la trace de la lumière)
  • Un dispositif de contrôle de la quantité de lumière (normalement un obturateur mécanique… mais jadis il arrivait que le photographe utilise sa casquette)
  • Un dispositif de visée
Cette liste nous permet de faire quelques remarques importantes :
  • Aucun appareil photographique, s’il a été bien conçu n’est « trop vieux »: une chambre technique âgée de plus de cent ans peut très bien être équipée d’un capteur numérique; et la réparation d'un appareil mécanique est une chose très simple comparée à l'obsolescence programmée des modèles numériques
  • Aucun appareil photographique n’est a priori « trop simple » pour faire de bonnes photos: des générations ont photographié avec les Kodak et Agfa box, puis avec les Instamatic et les appareils jetables les nouvelles le font avec leur téléphone cellulaire
Viser
  • Il faut viser / composer, cela fera l’objet de l’article suivant
Vitesse-diaphragme
  • En photographie argentique, deux paramètres doivent être gérés : la vitesse et le diaphragme.
    • Le film (ou le capteur numérique) a besoin d’une certaine quantité de lumière pour produire une image. Pensez donc à l'image comme à une cruche à remplir d'eau.
    • Vous avez le choix, soit de fournir très peu de lumière pendant longtemps (vous laissez couler un fin filet d'eau) soit beaucoup de lumière pendant très peu de temps (vous ouvrez grand le robinet).
    • Le volume de lumière (le débit de votre robinet) à un instant donné se contrôle avec le diaphragme : plus le nombre est grand MOINS il y a de lumière (f16 donne deux fois moins de lumière que f11, qui lui-même donne deux fois moins de lumière que f8) attention, un effet secondaire du diaphragme est la « profondeur de champ ». Plus le nombre F est élevé, plus la profondeur de champ (ce qui est net) est grande.
    • La durée est contrôlée avec l’obturateur : une photo au 1/500ème de seconde elle aussi recevra deux fois moins de lumière qu’une photo au 1/250ème de seconde attention, un effet secondaire de la vitesse est la netteté des objets en mouvement ou celle des objets photographiés par un photographe qui n’est pas parfaitement immobile.
    • Heureusement, la plupart des appareils modernes sont équipés d’une cellule photoélectrique qui va mesurer la quantité de lumière nécessaire et vous proposera, par exemple de faire votre photo au 1/250ème de seconde à f8.
    • Évidemment aussi... il y a très peu de chance pour que votre appareil vous propose de faire votre prochaine photo au 1/250ème et à f8... les calculs qui suivent devront être adaptés en fonction de la situation que vous rencontrerez alors...
Et si ça ne me convient pas ?
  • Peut-être le 1/250ème de seconde n’est-il pas assez rapide (par exemple pour photographier une voiture de course)…
  • Ou bien le f8 proposé va-t-il rendre net un arrière-plan que vous ne voudriez pas voir…
  • Rien ne vous empêche de choisir une autre vitesse, ou un autre diaphragme : vous voulez prendre la même photo au 1/1000ème ? 4 fois plus vite ? Il vous faut donc un diaphragme 4 fois plus ouvert : donc de 8 vous passez à f5.6 et puis encore à f4 (attention, vous l’aurez remarqué, l’échelle des diaphragmes n’est pas proportionnelle).
  • Ou vous voulez augmenter la profondeur de champ et voir en même temps l’avant plan net et le paysage ? Si vous choisissez de photographier à f16 (f8, f11, f16) et donc de laisser passer quatre fois moins de lumière, il vous faut prendre une vitesse quatre fois plus lente et donc au lieu du 1/250ème travailler au 1/60ème.
  • La bonne nouvelle est qu’en général, votre appareil fera ce calcul pour vous et qu’il vous suffira de choisir de modifier la vitesse ou bien le diaphragme pour qu’il adapte automatiquement l’autre paramètre.

Sensibilité, balance des blancs, flash
  • En photographie numérique, deux autres viennent s’y ajouter : la sensibilité (ISO) et la balance des blancs.
    • Le film analogique a une faiblesse par rapport au capteur numérique, c’est qu’il travaille qu’à une seule sensibilité. C’est un avantage en faveur des appareils numériques.
    • Par contre, quand vous voudrez, comme indiqué ci-dessus, contrôler votre profondeur de champ, ou bien la netteté des objets (par exemple si vous avez envie que les véhicules qui passent soient flous), ou même les deux en même temps… il est important de mettre la sensibilité (ISO) en mode fixe (par exemple à 100 ISO) et ne pas laisser l’appareil décider lui-même de cette sensibilité.
    • De même, le film analogique réagit d’une certaine manière à chaque type d’éclairage : les couleurs seront naturelles à la lumière du soleil mais seront fortement orange, bleues ou vertes avec certains éclairages artificiels la neige au petit matin est, elle, franchement bleue…
    • En général, et c’est à nouveau un avantage du numérique, vous pourrez laisser la balance des blancs en mode automatique mais dans certains cas particuliers (par exemple pour photographier le bleu de la neige) il pourrait être utile de désactiver cette balance des blancs et décider vous-même du bon traitement des couleurs.

  • Pour en finir avec la lumière : le flash
    • Puisque votre capteur/film a besoin d’une certaine quantité de lumière, vous serez peut-être tenté par l’utilisation du flash.
    • Attention, celui qui fait partie de votre appareil est bien un « flash d’appoint ». Il n’est pas fait pour photographier un animal à 50m de vous dans la nuit noire… Il n’est même pas fait pour photographier la bande de dix copains qui se tiennent à 5m de vous…
    • Par contre, et c’est bien là que vous ne penserez pas à l’utiliser, il est tout à fait adapté à éclairer le visage de votre sujet alors que celui-ci est, le soleil dans le dos, devant un paysage éclatant de lumière… Ou à lui donner un peu de couleur quand le ciel en manque vraiment trop. Dans ces deux cas, essayez avec et sans flash… vous verrez bien quelle photo vous garderez.
Quelle focale ?
  • L’objectif que vous allez utiliser est primordial :
    • Sur des appareils de conception récente, il est presque certain qu’il s’agira d’un zoom : un objectif à focale variable (celui qui permet de photographier de près ET de loin)
    • Attention, certains appareils compacts, ou les téléphones cellulaires, vous offrent parfois un « zoom numérique ». L’image captée par l’appareil reste la même (en général petite et mauvaise), et l’appareil va « zoomer » dans cette image. N’utilisez JAMAIS le zoom numérique. Si vous devez recadrer, faites le calmement par la suite devant votre ordinateur.
    • Sur les appareils plus simples et sur les anciens appareils, il s’agira d’une focale fixe (on ne peut pas zoomer) interchangeable ou pas (certains appareils acceptent des objectifs différents, dans d’autres – et pas nécessairement les moins perfectionnés – l’objectif est définitivement fixé à l’appareil).

  • Choisir sa focale :
    • Il ne suffit pas de zoomer, et de cadrer aux bonnes dimensions pour obtenir la bonne photo
    • Une focale « normale » (50mm en 24x36, 35mm pour la plupart des capteurs numériques, 80mm en 6x6) est en principe la plus adaptée à rendre compte de ce que vous voyez.
    • Un téléobjectif (à partir de deux fois la focale normale) va vous permettre de photographier de plus loin, mais il va aussi « écraser » les plans (une rue vous paraîtra par exemple beaucoup plus courte quand elle est photographiée au téléobjectif)
    • Un grand-angle (en dessous de la focale normale jusqu’à sa moitié, au-delà, on parle de super-grand angle) va vous permettre de photographier plus large, et donc éventuellement de vous rapprocher de votre sujet, mais il va aussi gonfler ce qui est près tout en diminuant fortement ce qui est éloigné (la rue vous paraîtra beaucoup plus longue)
    • Les trois types de focale vous permettront de réaliser exactement le même cadrage pour autant que vous vous teniez à des distances différentes… vous avez donc bien le choix d’avancer/reculer ou bien de zoomer/dé-zoomer.
    • Chacun a ses effets optiques propres qui seront dans un cas un avantage et dans l’autre inacceptables : un portrait pris de très près avec un grand angle ou même une focale normale va faire un gros nez à votre sujet, choisissez plutôt un petit téléobjectif, ou de zoomer légèrement pour « aplatir » le visage… Un grand angulaire va le plus souvent déformer les courbes dans les objets proches, mais cela peut éventuellement donner des effets graphiques intéressants.
Je n’ai rien compris !
  • Point par point, paragraphe par paragraphe, relisez ce qui précède… pas nécessairement tout de suite, mais éventuellement dans quelques jours ou semaines…
  • Je ne comprends pas grand-chose au fonctionnement de ma voiture, mais je suis quand même capable de la conduire sans accident d’un point A à un point B. Peut-être n’avez-vous pas vraiment besoin d’une explication technique sur le fonctionnement d’un appareil photographique ?
  • Et si vous vous posiez la question le jour où vous en avez besoin ? La meilleure manière de comprendre comment fonctionnent les choses, n’est-elle pas de les expérimenter ? Vous savez ce à quoi vous devez veiller (focale, diaphragme, vitesse, sensibilité, balance des blancs,…) : savez-vous que ce sont des paramètres que votre appareil photographique numérique enregistre en même temps que la photo ? Cherchez les propriétés EXIF de votre image… et elle vous permettra d’analyser certains éléments à tête reposée… éventuellement avec l’aide de quelqu’un qui aurait une meilleure compréhension du sujet.
  • Et si tout simplement vous utilisiez un appareil plus simple… La photographie, ce n’est pas nécessairement se préoccuper tout le temps et toujours de son appareil…
  • La bonne nouvelle ? Si vous avez compris, et intégré tout ce qui précède... vous avez compris 95% de la technique photographique. Le reste n'est finalement que variation autour de quelques principes bien simples...


Suites

vendredi 11 novembre 2011

Exercice 09-2 / Ne pas photographier

  • L’image peut être un outil de reproduction du réel; mais il peut aussi n'en être qu'une évocation : un simple soutien à la mémoire ou à la communication.
  • Il est essentiel de reconnaître quand une situation ne se prête pas à la reproduction photographique : à cause de votre matériel, de votre technique ou disponibilité mentale, de la situation elle-même.
  • Pourquoi la frustration de ne pas avoir photographié ? Sinon peut-être parce qu’on n’a pas non plus pris la peine d’en faire une véritable image.
  • Ne pensez-vous pas d'ailleurs que vos meilleures "photographies" personnelles sont de celles que vous n'avez jamais faites, mais pour lesquelles vous avez été assez présents et conscients pour en enregistrer toute la richesse et toute la complexité?


Suites

jeudi 10 novembre 2011

Exercice 09-1 / Ne pas photographier

L’erreur fondamentale est de croire que ce qui est visuel peut être (ou doit être) photographié. La photographe Diane Arbus (1923-1971) a reconnu ce paradoxe et proposé à ses élèves un exercice "(...) [Diane Arbus] demanda à l'auditoire de décrire une expérience impossible à photographier. 'Diane tenait à ce que nous racontions nos histoires (...) et elle s'énervait quand on manquait de précision (...) Dites-nous exactement ce qui s'est passé. Où étiez-vous quand ça s'est passé ?' (...) C'était un moment purement visuel. (...)"

Instructions
  • Identifiez une situation impossible à photographier, mais totalement visuelle.
  • Identifiez votre moyen de transmettre ce message visuel : dessiner, sculpter, ramasser un caillou, collage, choisir une carte postale, écrire,…
  • Produisez une IMAGE qui vous satisfasse
  • Vous êtes le seul juge…
  • L’image matérielle n’est qu’un support pour votre image mentale…
Variations
  • Contraignez-vous à une technique donnée, même si vous ne la maitrisez pas bien…
  • Ou bien, surtout si vous ne la maitrisez pas du tout...
Suites

vendredi 4 novembre 2011

Exercice 08-2 / Prendre son pied

  • Pour une certaine photographie, l’utilisation du trépied reste indispensable. A partir d'un certain niveau d'agrandissement, seul le trépied garantit une parfaite immobilité de l'appareil au moment de la prise de vue. Et même là où il n'est pas indispensable, il ajoute encore à la qualité et à la précision de l'image.
  • Avec un trépied et un déclencheur à distance, le photographe peut changer totalement son rapport à son sujet: il n'est plus caché derrière son appareil mais il peut rester dans le monde où et son sujet, ou son modèle. Il peut même s'en rapprocher ou le regarder sous d'autres angles que celui de son appareil...
  • Utiliser un trépied a aussi l'avantage de ralentir la prise de vue ; il faut l’installer, le mettre à bonne hauteur, corriger éventuellement son assise, sa plongée… Et c'est autant de temps gagné pour penser et visualiser sa future photographie.


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jeudi 3 novembre 2011

Exercice 08-1 / Prendre son pied

Et si, en inventant le stabilisateur et en abandonnant l'usage du trépied, on avait perdu quelque chose?

Instructions
  • Utilisez un trépied
  • Utilisez un déclencheur à distance
  • Utilisez le retardateur
Variations
  • Avec ce matériel, photographiez des personnes en mouvement
Suites

samedi 29 octobre 2011

Exercice 07-3 / Stenope digital

  • Un appareil qui ne fait que des photos floues, ou avec des fuites de lumière est-il nécessairement un mauvais appareil ?
  • Comment adapter sa vision à un appareil donné plutôt que de courir toujours vers l’appareil parfait ?
  • Vous aimez le sténopé ? Dans ce cas, pratiquez le avec d'autres moyens.
    • Il y a de nombreuses références sur le web sur la manière de construire des sténopés de tous les types et formats
    • Si vous avez deux mains gauches, et que vous voulez poursuivre dans cette voie, vous pouvez aussi acheter votre sténopé
    • Et surtout participez aux activités de la journée mondiale du sténopé


Suites

vendredi 28 octobre 2011

Exercice 07-2 / Stenope digital

Instructions
  • Pendant 30 minutes, testez l’outil, apprenez à l’utiliser, familiarisez vous avec ses contraintes et ses résultats
  • Pendant 15 minutes ensuite, choisissez votre photographie et réalisez là. Faites ainsi 2 photographies seulement pour donner votre vision du réel
  • Montrez toutes vos photographies et la démarche suivie.
Attention
  • Le sténopé grand format, tel qu'il se pratique d'habitude sur du papier photographique risque de vous tromper sur les résultats que vous pouvez obtenir avec votre boitier numérique.
  • Plus encore, les boitiers à petits capteurs - et donc plus que probablement le vôtre - produiront des résultats très médiocres par rapport à ceux équipés d’un capteur full frame.
Suite

jeudi 27 octobre 2011

Exercice 07-1 / Stenope digital

Pratiquement tous les appareils et toutes les techniques inventés depuis le début du 19ème siècle, avec l’invention de la photographie sont encore utilisables.
Le paradoxe est aussi que la technique la plus moderne (le numérique) peut se combiner avec les techniques les plus anciennes.
Si vous êtes l'heureux propriétaire d'un réflex numérique, expérimentez ici le sténopé, l’appareil le plus simple, sans objectif.

Instructions
  • Vous devriez disposer avec votre boitier numérique d'un bouchon de boitier, qui permet de le maintenir à l'abri de la poussière lorsque l'objectif est enlevé.
  • Avec une foreuse, percez un trou d'un calibre généreux au centre de ce bouchon.
  • Collez sur ce trou votre sténopé.
Le Sténopé
  • La qualité du trou du sténopé (pléonasme puisque sténopé signifie trou) fait la qualité de votre image (vous verrez plus loin que ceci est très relatif).
  • Essayez d'abord dans un morceau de feuille d'aluminium avec une épingle.
  • Si nécessaire, vous poursuivrez vos recherches plus loin à l'aide d'internet.
Variation
  • On vend, sur Internet, pour quelques dizaines d'euros, des bouchons de boitier des principales marques équipés d'un trou percé au laser.
Vous voilà prêt pour la suite

vendredi 21 octobre 2011

Exercice 06-2 / Souriez, le petit escargot va sortir

  • La photo floue (de même que la photo penchée ou celle dont le sujet est au centre) n’est pas nécessairement ratée. Apprenez à apprécier vos photos ratées… Apprenez à produire des photos ratées...
  • Le soir, avant d’utiliser le flash, vous êtes sans doute (avec quelques déchets) capables de photographier à des vitesses très lentes. Profitez encore longtemps de cette capacité que vous apprendrez… Et s’il le faut, arrêtez de photographier au moment où le flash sera nécessaire…

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jeudi 20 octobre 2011

Exercice 06-1 / Souriez, le petit escargot va sortir

Les toute premières photographies avaient l’inconvénient majeur de forcer le modèle à poser durant des minutes en plein soleil sous peine d’être flous. La sensibilité des films, celle des capteurs nous épargne cette épreuve.
Mais elle nous enlève aussi le plaisir de photographier le temps qui passe. Vous ne voyez pas l’eau qui a coulé, vous la voyez couler, vous ne voyez pas les voitures qui sont passées, vous les voyez passer. L’appareil photographique lui est capable de voir, et de vous montrer cette durée.
Le monde bouge, mais le photographe bouge aussi.
A partir du 1/30ème de seconde, le photographe non entrainé a de sérieux problèmes à faire des photos nettes sans stabilisateur d’image.

Matériel
  • Votre appareil photographique, qui doit disposer de vitesses réglables
  • Il faut aussi que vous connaissiez la manière de régler ces vitesses

Instructions
  • Cet appareil se pratique idéalement lorsque la lumière est faible : le soir, voire la nuit ; si vous le pratiquez de jour, votre appareil risque de ne jamais vous offrir la possibilité de pratiquer des vitesses assez lentes.
  • Si votre appareil est équipé d’un stabilisateur d’image, désactivez-le.
  • Veillez à prendre le contrôle de tous les paramètres qui pourraient modifier la vitesse: pour les besoins de cet exercice, n'oubliez pas de fixer la sensibilité (ISO) de votre boitier à la valeur minimum disponible.
  • Si votre appareil est équipé d’un stabilisateur d’image, désactivez-le.
  • Faites des photos à main levée, sans appui, à ½ seconde, 1 seconde, 2 secondes, 10 secondes.
  • Si vous le pouvez (et si votre appareil et les conditions lumineuses le permettent) allez plus loin...
  • Rappelez-vous que l’exercice n’est pas technique...
  • ... et surtout qu'il ne vise pas à obtenir des photos nettes.
Variations
  • Le photographe Olivier Van Rossum fait ainsi des photos de plusieurs minutes dans des espaces très sombres.
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vendredi 14 octobre 2011

Exercice 05-2 / Shooting in the rain...

  • Pour certains, photographier régulièrement est une pause nécessaire. Pourquoi alors s’empêcher de photographier parce que le temps ne s’y prêterait pas ? On sort bien son chien quand il pleut. Il faudrait aussi sortir son appareil (ou sortir avec son appareil) aussi régulièrement qu’on sort son chien.
  • Regarder est plus important que photographier. Peut-être ne ramènerez-vous aucune photo, mais au moins vous aurez regardé autrement, dans l’idée de faire une photo. Et la pluie ne vous paraîtra plus nécessairement aussi hostile.


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jeudi 13 octobre 2011

Exercice 05-1 / Shooting in the rain...

Ni la pluie, ni la nuit ne devraient vous empêcher de photographier.
Et, en Belgique en particulier, ou dans les autres pays à pluviométrie similaire, ne pas photographier quand il pleut, c’est parfois s’empêcher de photographier à un moment où on en aurait bien envie…

Matériel
  • Un très grand parapluie
  • Un bon imperméable
  • Votre appareil photographique

Instructions
  • Observez la manière dont le monde est modifié par la pluie quand elle tombe.
  • Observez ensuite la manière dont il se modifie juste après que la pluie soit tombée : l’air est plus transparent en été, ou des brumes de vapeur s’élèvent du sol,…
  • Voyez aussi comme l’humidité dans l’air et sur votre peau modifie votre rapport aux objets : la prise en main de l’appareil, la buée qui peut-être envahit le viseur, ou qui couvre l’objectif…

Variations
  • Si votre appareil est étanche, plongez-vous dans la pluie elle-même et acceptez la dans la photo : les gouttes sur l’objectif, la buée,… essayez de saisir et d’exprimer la bourrasque ou la tempête…
  • Intéressez-vous à la pluie elle-même : à vitesse lente, les gouttes qui traversent votre champ de vision, à vitesse rapide, celles qui éclatent sur les objets,…


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dimanche 9 octobre 2011

Milan Kundera / La lenteur

"Elle interrompt l’amour au pavillon, sort avec le chevalier , à nouveau elle se promène avec lui, s'assoit sur le banc au milieu de la pelouse, reprend la conversation et l’emmène ensuite au château dans un cabinet secret attenant à son appartement ; c'est le mari qui l'a aménagé, jadis, en temple enchanté de l'amour. Sur le seuil, le chevalier reste ébahi : les glaces qui couvrent tous les murs multiplient leur image de sorte que soudain un cortège infini de couples s'embrassent autour d'eux. Mais ce n'est pas là qu'ils font l'amour ; comme si madame de T. voulait empêcher une explosion trop puissante des sens et pour prolonger le plus possible le temps de l’excitation, elle l’entraîne vers la pièce contiguë, une grotte plongée dans l'obscurité, toute garnie de coussins ; c'est là seulement qu'ils font l'amour, longtemps et lentement, jusqu'au petit matin.
En ralentissant la course de leur nuit, en la divisant en différentes parties séparées l'une de l'autre, madame de T. a su faire apparaître le menu laps de temps qui leur était imparti comme une petite architecture merveilleuse, comme une forme. Imprimer la forme à une durée, c'est l'exigence de la beauté mais aussi celle de la mémoire. Car ce qui est informe est insaisissable, immémorisable. Concevoir leur rencontre comme une forme fut tout particulièrement précieux pour eux vu que leur nuit devait rester sans lendemain et ne pourrait se répéter que dans le souvenir.
Il y a un lien secret entre la lenteur et la mémoire, entre la vitesse et l'oubli. Évoquons une situation on ne peut plus banale : un homme marche dans la rue. Soudain, il veut se rappeler quelque chose, mais le souvenir lui échappe. A ce moment, machinalement, il ralentit son pas. Par contre, quelqu'un qui essaie d'oublier un incident pénible qu'il vient de vivre accélère à son insu l'allure de sa marche comme s'il voulait vote s'éloigner de ce qui se trouve, dans le temps, encore trop proche de lui.
Dans la mathématique existentielle cette expérience prend la forme de deux équations élémentaires : le degré de la lenteur est directement proportionnel à l'intensité de la mémoire ; le degré de la vitesse est directement proportionnel à l’intensité de l'oubli."


Milan Kundera, La lenteur, Paris, Gallimard, 1995, pp. 51-52.
Source: Quentin Mortier

vendredi 7 octobre 2011

Exercice 04-2 / Photographie paresseuse

  • A quoi ressemble le monde quand on change de point de vue – horizontal/vertical – et de distance – loin/proche - ?
  • Qu’avez-vous photographié ? Avez-vous photographié le lieu ? Ou le monde à partir de ce lieu ? Ou bien encore la lumière ?
  • Et si vous vous donniez encore un peu plus de temps, et plus souvent, pour vous mettre dans la peau d’une sauterelle ou d’un crapaud…


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jeudi 6 octobre 2011

Exercice 04-1 / Photographie paresseuse

Matériel
  • Votre appareil photographique.
  • Pour les délicats, ou ceux qui voudraient prolonger l’exercice, un tissus ou une serviette de bain… Surtout pas de matelas qui vous éloignerait du sol.

Instructions
  • Couché, confortablement, sur le ventre ou sur le dos.
  • Chercher sa photo sans changer de lieu ni quitter sa position couchée.
  • Une seule photo.

Variations
  • Produire une série cohérente (3 photos sur une série de 4 prises) qui représente le lieu, les sensations et l’image qu’on s’en fait.
  • Et s’il pleut, faire l’exercice à l’intérieur ou bien verticalement – a quelques centimètres d’un mur ou d’une haie -, pour ne pas se mouiller.


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vendredi 30 septembre 2011

Exercice 03-2 / L'are/art photographique

  • Il est / est-il toujours possible de photographier ? Et si non, pourquoi ? Est-ce l’appareil photographique qui est la contrainte ? Alors, photographiez sans appareil : cadrez, souvenez-vous, emmagasinez des souvenirs…
  • Comment avez-vous cherché la photo ?
  • L’avez-vous trouvée ?
  • Pourquoi avez-vous choisi celle-là ? Qu’en pensez-vous ?
  • Et que pensez-vous de celle de l’autre ? Quand vous avez choisi son espace, qu’y aviez-vous vu ? Et que pensiez-vous en voir sortir comme photo ?


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jeudi 29 septembre 2011

Exercice 03-1 / L'are/art photographique

Même si vous pensez que la photographie n’est là que pour produire du beau ou du décoratif… il n’est pas de situation où il soit impossible de photographier. A plus forte raison donc si vous lui attribuez d’autres mérites…

Matériel
  • Votre appareil photographique

Instructions
  • Par deux
  • Chacun délimite pour l’autre une surface de 10x10m
  • Explorez « votre » surface de l’extérieur pendant 5 minutes ; ensuite de l’intérieur pendant 5 minutes aussi.
  • Trouvez la photo (une seule) que vous allez faire et faites la.
  • Une seule photo. Même ratée.

Variations
  • Construisez une « série » de trois photos (vous n’avez le droit d’en faire que 4) qui représente votre idée de cet espace.


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samedi 24 septembre 2011

vendredi 23 septembre 2011

Exercice 02-2 / Prendre la pause

  • Depuis quand n’avez-vous plus posé pour le plaisir ? ou avec plaisir ?
  • Qu’avez-vous vécu en tant que modèle ?
  • Qu’avez-vous vécu en tant que photographe ?
  • Avez-vous parlé ? De quoi ?
  • Qu’est-ce qui était important à ce moment-là ?
  • Que pensez-vous de votre photo ? Et de celle de l’autre ?
  • Ne serait-il pas intéressant de faire de chacun, chaque année un portrait ? Qui raconterait son histoire ?
Comment savoir si un portrait est réussi ?

La pratique du portrait telle que je vous la propose, est tout le contraire de la photo volée. C'est une image qui se construit à deux: un photographe et son modèle.
Quand le modèle et le photographe sont contents de l'image produite... alors, le portrait est probablement réussi!

Mise à jour: 2 septembre 2013

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jeudi 22 septembre 2011

Exercice 02-1 / Prendre la pause

S’il y a bien un style de photographie qui a disparu de nos albums photographiques, c’est le portrait posé… Il n’y aurait de vérité que dans le naturel… Et celui qui pose est donc un « poseur »… Photographes et modèles ne s’accordent donc plus désormais aucune pause…
Le portrait posé n’est plus qu’utilitaire, avec la photo d’identité… ou soi-disant « volé », avec la photo naturelle…
N’est-ce pas, avec la disparition du portrait, aussi le remplacement de l’histoire (celle des événements importants de la vie, pour laquelle on allait poser chez le photographe) par une sorte de flux sans rythmes ni jalons ?

Instructions

  • Par deux.
  • Trouvez-vous un lieu qui vous convienne et où vous ne soyez pas dérangés.
  • Chacun à son tour fait un portrait de l’autre.
  • Une seule photo est prise.
  • Vous avez 10 minutes environ pour chacune d’entre elles. Prenez AU MOINS cinq minutes avant de déclencher.
  • Les utilisateurs d’appareils numériques peuvent regarder leurs photos après l’ensemble du processus.

Technique :
  • Pas de zoom ; utilisez une focale fixe.


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samedi 17 septembre 2011

Exercice 01-3 / Photographier sans appareil

Ce cadreur est le résultat du travail (pas tout à fait conforme aux instructions de l'exercice il est vrai) de Pierre Yves Njeng, un des participants à mon premier atelier de Slow Photography (Massembre, août 2011).

Et s'il ne permet pas de décider de la qualité du cadrage, au moins démontre-t-il d'un sens aigu de l'observation: ne pas seulement voir mais aussi regarder! Longuement. Évaluer les proportions et les directions. Le regard du dessinateur est d'un grand secours ici.

Mais attention tout de même: le dessinateur doit savoir rester au moins autant géomètre qu'artiste!

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vendredi 16 septembre 2011

Exercice 01-2 / Photographier sans appareil

Vos réflexions ?
  • "Je ne sais pas dessiner !" Par contre, vous n’êtes pas nécessairement un expert en photographie, et pourtant vous photographiez ! Une réflexion qui mène à ne pas pratiquer une discipline ou bien plutôt à s'appliquer plus à la connaître?
Vous avez appris à :
  • Cadrer (donc à regarder une image possible) sans avoir besoin d’appareil.
  • À composer (à en faire une image par l’intermédiaire de votre dessin),
  • Et à vérifier la composition (en retrouvant votre sujet par la suite).
Ce que vous allez sans doute éviter ainsi :
  • Quand vous avez composé, l’horizon était horizontal… l’est-il habituellement sur vos photos ?
  • Quand vous avez composé, les éléments importants sont correctement positionnés dans l’image… le sont-ils habituellement sur vos photos ?
  • Quand vous avez composé, vous avez éliminé les éléments qui encombraient les bords… et sur vos photos ?
Mais surtout
  • Vous allez augmenter votre plaisir à regarder et à être en mesure de vous fabriquer, chaque jour et n’importe où, des tas d’images magnifiques

Citation

  • "Une photographie a des bords, le monde n'en a pas" (Stephen Shore, Leçon de photographie / Phaidon Press Limited)
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jeudi 15 septembre 2011

Exercice 01-1 / Photographier sans appareil

Photographier, ce n’est pas lever son appareil devant les yeux, cacher ainsi le réel, et presser sur le bouton pour, par une opération magique, transférer sur le film, ou le capteur numérique, toute la beauté et la complexité que le spectateur a cru y voir.
Photographier, c’est d’abord cadrer (délimiter le regard) et arrêter le temps (délimiter la durée).
Et si l’exercice qui suit peut paraître un peu ridicule, sachez que les réalisateurs de cinéma et les photographes à la chambre grand format portent souvent au cou un cadreur… et qu’un des métiers du cinéma est celui de cadreur (celui qui filme n’est pas celui qui cadre)…

Matériel
Un cadre de carton.
  • Pour cet exercice mes cadres étaient des chutes de carton fort de 20x20 cm dans lesquels était faite une ouverture de 10x15cm.
Chaque participant doit être pourvu d'un outil d'écriture (crayon, bic ou feutre).
La deuxième partie de l'exercice se pratique sur des feuilles de papier du format d'une photo (10x15cm) qui correspond aussi à celui du cadre proposé.

Il est possible de trouver sur internet des formules de calcul pour des cadres plus perfectionnés, correspondant à une focale donnée pour un format donné lorsqu'ils sont tenus à une distance précise de l’œil du photographe.

Instructions
  • Munissez-vous d'un des cadres fournis.
  • Sortez du bâtiment et trouvez votre photo
    • Tentez d'abord de la cadrer mentalement.
      • Regardez ce qu'elle devrait être et comment elle devrait apparaître.

      • Identifiez déjà les éléments que vous ne voulez pas y voir apparaître et que vous garderez hors du cadre.
    • Fermez un œil (l'appareil photographique est borgne).

    • Tenez-le avec le bras fléchi plutôt que tendu, sauf si vous photographiez toujours au téléobjectif…
    • Mémorisez les éléments essentiels de votre image.
  • Revenez dans la salle et dessinez l'essentiel ce que vous avez ainsi photographié
    • Utilisez votre cadre comme gabarit pour le dessin
    • Les lignes principales et les éléments essentiels suffisent
  • Retournez devant votre sujet et cadrez à nouveau, regardez très précisément
    • Les lignes principales sont-elles bien là où vous les avez dessinées ?
    • N'y a-t-il pas d'élément important qui vous apparaisse en comparant votre dessin et ce que vous avez photographié ?
    • Vérifiez en particulier:
      • Les proportions: le "détail" que l'on regarde nous semble plus grand...
      • Les éléments parasites: la poubelle, la ligne électrique, ou l'objet vivement coloré qui ne vous étaient pas apparus
Variation
Faites l’exercice avec du papier cellophane ou un calque très transparent, et comparez directement votre image (dans le cadreur) avec le réel.

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vendredi 9 septembre 2011

Introduction technique

  • Cadrez mentalement bien avant de viser.
    • Voyez votre image avant de sortir votre appareil.
    • Regardez surtout le monde tel qu'il est, et pas tel que vous l'imaginez en image...
  • Débarrassez-vous de la technique !
    • On fait d’abord de la photographie, pas de la technique photographique…
    • Votre GSM, un appareil jetable ou un jouet en plastique est bien suffisant pour la plupart des exercices de cet atelier...
  • Débarrassez-vous de la complexité technique :
    • Au minimum, pas de zoom, une focale fixe
      • Choisissez là et gardez là jusqu’à la fin de la journée.
      • C’est votre corps qui bouge, pas le zoom.
    • Pour les plus expérimentés, qui ont vraiment l’habitude du mode manuel, utilisez-le (éventuellement).
      • Attention, ce doit être une libération, pas un obstacle.

Un peu plus de technique ?
Si vous manquez véritablement d'expertise sur la photographie, voyez les quelques annexes techniques. Ils vous aideront à assimiler rapidement les quelques notions et réflexes de base indispensables.


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jeudi 8 septembre 2011

Introduction generale / objectifs

«La Slow photography, c’est le plaisir de la redécouverte de la photographie. Equipé de votre appareil photo (numérique ou argentique, noir et blanc ou couleurs, peu importe son âge ou ses performances, pourvu qu’il fonctionne), l’atelier vous amènera à l’aide de petits exercices à vous réapproprier la photographie plutôt que les photographies, à remettre en avant le plaisir de «prendre le temps» de photographier. Un atelier pour apprendre à regarder autrement le monde qui nous entoure et les images que nous en faisons.»

Objectif immédiat

Trouver/retrouver confiance et plaisir dans la photographie au travers d’une pratique la plus simple et la moins technique possible... en même temps qu'on prend conscience de l'importance de ce minimum technique qui nous contraint absolument...

Objectif final

Partir de la réflexion d’Ansel Adams
“Twelve significant photographs in any one year is a good crop.” (12 photographies significatives en une seule année font une bonne récolte.) - Ansel Adams / 1902-1984 / “photographe et écologiste” américain selon Wikipedia

  • Dans un an, être en mesure de désigner dans votre production une dizaine de photos «correctes». De celles que vous regarderez encore avec respect dans 10 et dans 20 ans.
  • Et parmi celle-ci, d’en produire 1, 2 ou 3 que vous jugerez significatives, de celles qui non seulement seront respectables, mais aussi contiendront encore toute leur charge affective dans une ou deux décennies. De celles que vous n’avez pas besoin de regarder pour les avoir immédiatement en tête.
  • Le but étant bien moins d’archiver le monde que d’en distiller certains de ses meilleures expériences.
  • Sinon... à quoi bon photographier ?


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mardi 6 septembre 2011

Des echos sur le web

A l'occasion des Rencontres Écologiques d’Été du parti ECOLO, j'ai organisé un premier stage de photographie lente.

Groen!Plus neemt een kijkje bij Ecolo

"... Als fotograaf kies ik voor 'Slow Photography'. Naar analogie met 'slow food' is het een fotografische tegenbeweging die niet de hightech van de camera, maar de aandacht voor het onderwerp centraal stelt. Praten met de persoon die je wil portretteren, duidelijk weten wat en hoe je iets gaat fotograferen. Daardoor maakt het allemaal veel boeiender dan dat je zomaar afdrukt en registreert. ..."
Walter Decoene

Aussi un résumé sur Facebook: Iedereen welkom op dorpsplein Ecolo

dimanche 4 septembre 2011

Exercice 00-4 / Presentation des participants

Quelques réponses de participants à la question: La slow photography pourquoi/comment ?

  • Pour mieux capter l’instant d’éblouissement.
  • Pour être en phase avec la SV
  • Pour faire quelques vraiment belles photos
  • Apprendre à théoriser la/les photos, au-delà et en amont du déclic
  • Se positionner à priori par rapport au sujet dans une approche respectueuse
  • Le chute d’un ouvrier du haut de son échafaudage (Gainsbourg)
  • Prendre le temps de prendre des photographies
  • Une alternative au numérique
  • Pour donner un sens aux photos que l’on prend
  • Pourquoi slow
  • Par envie d’assister à mon 1er cours pratique de photo
  • Première approche aujourd’hui, connais pas
  • Me sentir à l’aise par rapport à la photo
  • Envie de découvrir une autre façon de faire de la photo
  • Mon intention est d’utiliser la photo pour base de mon mémoire
  • Je suis attirée par le slow et déteste toutes les vitesses, en voiture, en alimentation, peut-être du à mon âge ; je suis née dans les lenteurs et j’ai grandi à l’époque de la guerre et des années 50
  • Pour répondre au besoin d’apaisement
  • Pour réagir au trop
  • Pour pénétrer l’objet ou le sujet photographié
  • Curiosité pour le slow
  • Avoir un autre regard
  • Apprendre
  • Par curiosité, pour découvrir une approche différente
  • Pour expérimenter, ensuite je pourrai étonner
  • Un avis sur le comment
  • Ne pas se perdre dans l’abondance de photographies
  • Goûter chaque photographie
  • Découvrir le plaisir de prendre la photo (alors qu’actuellement, c’est le résultat qui importe)
  • Découvrir comment profiter à LT des photos prises (autrement que sur ordi ou dasn des albums)
  • Une découverte
  • Une curiosité
  • Apprendre une nouvelle approche
  • La contradiction entre un instantané (1/125) et le slow
  • Pour découvrir une autre approche


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samedi 3 septembre 2011

Exercice 00-3 / Presentation des participants

Voir "Exercice 00-1 / Présentation des participants" et "Exercice 00-2 / Présentation des participants" pour le début de cet exercice

L’exercice amène à rappeler que la photographie est un acte purement technique qui a ses propres limites, extrêmement strictes :
  • Le texte illisible, c’est la photo floue
  • Le texte qui dépasse la ligne, c’est le sujet qui n’est pas sur la photo
  • La rature, c’est ce qu’on ne voulait pas voir, mais qui est quand même sur la photo
  • Le voisin qui lit votre présentation, c’est celui qui voit votre photographie, telle qu’elle est et pas telle que vous aviez pensé qu’elle devrait être ou telle que vous aviez pensé qu’on la lirait…
  • Le commentaire et la discussion interdits ? C’est que le commentaire sur la photo n’est pas la photo ; il ne la changera pas, ne l'améliorera pas...
  • La manière dont vous avez écrit sur votre papier ? En cadrage horizontal ou vertical ? La même question se posera aussi en photographie. Avec des conséquences évidentes sur les limites de votre sujet.
L’animation peut vous sembler ici impitoyable : l’appareil photographique ne vous fera pas plus de cadeau, retenez le pour la suite.

Mais encore :

Déjà un exercice qui vous permette aussi d’aborder le paradoxe de la photographie :
  • Un acte très court (quelques millièmes de seconde en général) mais qui peut prendre énormément de temps de préparation…
  • La photographie est faite, vous ne pouvez pas la changer… pas faire la photo que vous n’avez pas prise, ni faire que vous n’ayez pas pris cette photo là …
La photographie est un acte solitaire ; on parle facilement des photographies… on parle très peu de la photographie…
Par contre, les photographies se partagent.

Quand on parle de soi, de la photographie, de son appareil ? Quels mots dit-on ? Lesquels ne dit-on pas ?
Quelle importance a l’appareil photographique pour faire une bonne photo ?

Et aussi :

Pourquoi certains ont-ils des difficultés à se souvenir de la dernière photo qu'ils ont prise ? N'était-ce pas une photo inutile ? De celles qu'on prend sans réellement y penser et dont on ne se souviendra jamais ?

Pourquoi certains écrivent-ils directement cette description, alors que certains y réfléchissent d'abord? N'est ce pas la même chose en photo, où certains réfléchissent quelques instants avant de pousser sur le bouton... les autres pas?

Mise à jour: 1 septembre 2013

Suites

vendredi 2 septembre 2011

Exercice 00-2 / Presentation des participants

Instructions (2) :
Voir "Exercice 00-1 / Presentation des participants" pour le début de cet exercice
  • Passez votre feuille de présentation à votre voisin de gauche.
  • Chacun lit la présentation du voisin (en fonction de la taille du groupe et de la durée de l’atelier le nombre de questions présentées sera modulé).
    • Ce qui est illisible n’est pas lu.
    • Ce qui dépasse la ligne demandée n’est pas lu.
    • Les mots biffés même à moitié lisibles sont lus.
    • Ne commentez pas ce que dit votre voisin.
  • Remettre les documents à l’animateur


Suites

jeudi 1 septembre 2011

Exercice 00-1 / Presentation des participants

Matériel :

Questionnaires imprimés sur fiches A5, ou fiches A5 vierges. Soit 2 A5 par participant.
Une feuille A6 par participant.
1 crayon ou autre outil d’écriture par participant.

Instructions (1) :

  • Tous les participants y compris l’animateur.
  • Pour chaque question, en une phrase (courte, une ligne écrite chaque fois) et sans corrections:
    • Dites qui vous êtes.
    • Dites votre rapport à la photographie.
    • Présentez votre appareil photographique.
  • Sur un autre morceau de papier, en maximum trois phrases, et si possible lisiblement, et à nouveau sans ratures:
    • Pourquoi vous voulez faire de la « slow photography »
  • Ecrivez lisiblement:
    • Votre nom/prénom
    • Votre age
    • D'où vous venez
  • Et ensuite, toujours lisiblement et en deux lignes maximum:
    • Décrivez la dernière photo que vous avez prise
  • Attention : Les instructions suivantes ("Exercice 00-2 / Presentation des participants") ne sont lues que lorsque tout le monde a terminé cette partie de l’exercice.

Mise à jour: 1er septembre 2013
Suites

mercredi 31 août 2011

Exercices de Slow Photography

A l'occasion des Rencontres Écologiques d’Été 2011 du parti ECOLO, j'ai animé un premier stage de photographie lente. Celui-ci a été suivi par un autre lors des deux éditions suivantes.
Les exercices qui suivent sont ceux qui ont été conçus et corrigés à cette occasion ainsi qu'à celle d'autres occasions d'animer cet atelier.

La plupart des exercices sont présentés en au moins deux fiches:
  • Une première pour les instructions (vous verrez que certains exercices qui se réalisent en plusieurs étapes auront donc plusieurs fiches d'instructions)
  • Une deuxième pour l'exploitation: quelques réflexions sur ce que vous pouvez retirer de l'exercice
  • Pour certaines encore, vous trouverez ici quelques contributions de participants à mes stages (qu'ils en soient remerciés) ainsi que d'autres pratiques rencontrées
Toute remarque ou suggestion est la bienvenue ainsi que la description des variations que vous y avez apportées.

Dernière mise à jour le 1/9/2012

dimanche 17 juillet 2011

Tai-chi-photographie

Hier, dans le parc du musée de la photographie de Charleroi, quelques personnes s'adonnaient à une séance de Tai-Chi-Chuan.
Et même si Chuan évoque le poing, ou la boxe, ils n'avaient pas vraiment l'air de se battre avec qui que se soit, mais bien d'être totalement présents à ce qu'ils faisaient.

Parlerons-nous donc un jour de Tai-chi-photographie?
Et si les photographies n'en deviendraient pas nécessairement plus belles, au moins la photographie, elle, le serait certainement!

vendredi 1 juillet 2011

Un stage de slow photography

"La Slow photography, c’est le plaisir de la redécouverte de la photographie. Equipé de votre appareil photo (numérique ou argentique, noir et blanc ou couleurs, peu importe son âge ou ses performances, pourvu qu’il fonctionne), l’atelier vous amènera à l’aide de petits exercices à vous réapproprier la photographie plutôt que les photographies, à remettre en avant le plaisir de « prendre le temps » de photographier. Un atelier pour apprendre à regarder autrement le monde qui nous entoure et les images que nous en faisons. Cette formation s’étendra très probablement sur l’après-midi…

Animateur: Charles Lemaire, Slowphotographe"

Dans le cadre des rencontres écologiques d'été 2011

Source: Etopia / http://www.etopia.be/spip.php?article1803

mardi 28 juin 2011

Marcel Duchamp et Man Ray / Elevage de poussiere

"(...) prendre le parti de travailler lentement, au ralenti. Se donner moins à l'oeuvre, lui refuser toute excitation, tout affolement, toute hystérie. Duchamp: 'Ma façon de travailler était lente.' (...) Cette lenteur est celle qui préside à l'Elevage de poussière, photo que Duchamp et Man Ray signent en 1920, élevage patient d'un matériau impossible à forcer, à contraindre et qui, de lui-même, a sa vitesse propre qui est celle de la vie (...)"

"Artistes sans oeuvres" de Jean Yves Jouannais / Verticales/Phase deux / Ed Hazan 1997, Ed Gallimard 2009 / p83

jeudi 23 juin 2011

Escargographie (copyleft)

La langue française (de France) ne brille pas par sa créativité pour la production de néologisme.
Moi même, baigné dans une langue qui, il me semble (voir mon blog 366 mots) s'est bien rétrécie, en se privant de bien des expressions locales, je n'ai trouvé pour le titre de ce blog d'autre traduction à slow photography que "photographie lente"!

N'est-il pas temps, de commencer à faire d'autres propositions pour changer ainsi notre manière de dire autant que voir le monde.

Je me lance donc et propose "escargographie" pour désigner de ce que les anglo-saxons nomment depuis longtemps la slow photography!

Et, puisque que Google me déclare que:
"Aucun document ne correspond aux termes de recherche spécifiés (escargographie).
Suggestions :
  • Vérifiez l’orthographe des termes de recherche.
  • Essayez d'autres mots.
  • Utilisez des mots plus généraux."

Je me déclare donc l'inventeur de ce mot...
Et, plutôt que d'en devenir le propriétaire stupide et cupide, m'empresse de le marquer irrévocablement du sceau du copyleft.

PS: Diffusez sans tarder ce message urgent à tous vos correspondants, la survie de ce mot en dépend!

mercredi 22 juin 2011

C'est la faute au numerique...

Et si, au lieu de raconter des âneries, vous vous lanciez dans le sténopé digital? Ca n'irait-pas déjà un peu mieux?

(Photo prise à l'occasion de la journée mondiale du Sténopé, le 25 avril 2011, à Kortenberg)

Qui êtes-vous ?

Ma photo
Ex journaliste, informaticien, Ecolo, photographe, belge, bedonnant, grisonnant, polyglotte, passant quotidiennement trop heures derrière mon volant. Vous en voulez encore? Parlons plutôt photographie!