New Media And Vernacular Photography, Revisiting Flickr,
by Susan Murray
in The photographic Image in Digital Culture, 2013
Second Edition, edited by Martin Lister
"In response to the proliferation of online photo-sharing since Facebook's ta(ocial media, a "slow photography" movement has develope that likens itself to the"slow food" movement. Although apparently small in number, members of the slow photography argue that digital photography, in the manner it is most often practised, has become too focused to the accumulation of massive amounts of photos and lacks the deliberative and careful focus that, they believe, was at the heart of much film photography of the past. In an article Slate in 2011, author and amateur photographer Tim Wu articulated a definition of the movement. (...)"
(... voir ce post: ...)
"(...) Whether or not the slow photography movement has any real legs or is even a valid critique of the current state of digital image making, it is still an interesting (and some might say fairly predictable) development at a time in which the practice of photography has become so very altered by digital platforms and social networking software. It reveals an anxiety about the proliferation and usse of photographic images in the era of the digital that has less to do with content or privacy issues and more to do with the desire to return to an idealized, engaged, and attentive visual process. This attentiveness or slowness has surely existed in the history of photography, but the photo produced has also been the goal. Slow photography therefore is not so much about a return as yet another redefition within digital practice. (...)"
A retrouver dans Google books
Presque tous les photographes s'attachent un jour à l'un ou l'autre détail et vont faire - en général lors de leurs vacances - quelques photos qui sont le début d'une série.
Vous aurez tous vu ces posters présentant des dizaines de portes ou de fenêtres de toutes formes et couleurs, en Provence ou ailleurs.
Déroulement:
- Dans vos propres photos, identifiez ce qui pourrait faire le début d'une telle collection.
- Une seule photo suffit
- Le sujet doit être assez général pour être retrouvé partout
- Le sujet doit être assez original pour être le vôtre (Les fenêtres et les portes sont un mauvais sujet... si vous aimez ça, achetez le poster, et trouvez vous un autre sujet!)
- Les sujets les plus faciles sont ceux qui peuvent être photographiés en faisant abstraction de leur environnement (poignées de portes, soupiraux et autres détails d'architecture), mais ce n'est pas une obligation
- Lors de vos sorties photographiques, collectez de nouveaux échantillons pour votre collection
- Si nécessaire, faites des sorties photographiques spécialement pour aller photographier l'un ou l'autre échantillon remarquable à ajouter à votre collection
- Ne vous lancez pas dans dix collections! Essayez d'en trouver une (ou deux) qui puisse alimenter votre regard photographie pendant des années... et peut-être toute une vie.
Attention:
- Vous avez tout votre temps ! Une vie entière s'il le faut !
- Le but n'est pas d'en avoir le plus possible... mais de développer votre propre sujet...
- Vous verrez que la collection, la juxtaposition d'éléments presque les même, va au moins amuser ceux qui regarderont vos images...
- Développez votre style: si c'est juste pour collectionner... commencez une collection... Puisque vous voulez photographier, trouvez un style photographique qui soit au moins aussi bon que votre collection!
Et si vous croyez que ce n'est pas digne d'intérêt:
Suites
Matériel:
Une chaise, un mur (toute autre surface "uniforme" et verticale pourra faire l'affaire), votre appareil photographique
Déroulement:
Asseyez vous face au mur et regardez.
De ce "rien", il vous faut sortir une (et une seule) image.
A force de regarder, il devrait nécessairement vous apparaître que ce qui vous semblait uniforme ne l'est pas:
- L'histoire a fait évoluer différemment certaines parties de la surface
- La surface présente une texture et des rythmes qui ont un certain intérêt graphique
- La lumière environnante produit des ombres, stables ou changeantes, qui donnent à leur tour du relief à ce qui n'en avait pas
- Dans l'indifférencié, il y a quelque part un "accident" - un clou, une tache de couleur,... - qui, bien posé dans l'image peut lui donner du sens
Technique:
- Essayez de photographier avec le moins d'effets possible: strictement perpendiculaire à la surface, avec une focale normale ou un téléobjectif
Suites
Le reproche de "mitrailler" et d'accumuler les tentatives plutôt que de réfléchir posément aux quelques photos que l'on va faire et va réussir et aussi ancien que le film en bobine (pour rappel Eastman a produit des 1888 la Kodak 100 vues!).
Il serait pourtant déraisonnable de se passer de l'avantage considérable qu'offrent les supports électroniques actuels: celui d'enregistrer et de pouvoir être effacés des milliers de fois.
Les problèmes que cela génère:
- Après la photo, l'accumulation de dizaines de photos quasiment identiques dans lesquelles il faut, difficilement, faire un choix.
- Pendant la séance, le risque que la démarche de recherche de "la bonne image" soit plus le fait du doigt (et du hasard) que du photographe et de ses qualités.
Ma proposition:
- Une photo n'est jamais "doublée"
- Si on se rend compte qu'on a fait une erreur manifeste, on peu évidemment la refaire pour la réussir en corrigeant cette erreur...
- Certains sujets et certaines techniques (c'est le cas par exemple du sténopé numérique - voir mon projet Fuzzy digital) pourraient réclamer des essais et erreurs.
- Dans ce cas je propose de ne garder que la dernière photo ! Celle qui est au bout de la démarche.
- Éventuellement aussi de ne garder que la première photo ! Celle qui est porteuse de l'intuition initiale.
Attention:
Dans cette démarche de "la dernière photo", il est essentiel de pouvoir s'arrêter au bon moment. De reconnaître que:
- Ce que l'on a en main est satisfaisant
- Ou bien que l'on sait ce que l'on va faire pour améliorer la situation
Suites
Pratique
Mise en pratique de ma proposition de sténopé digital, mon projet Fuzzy digital
Chaque photo est habituellement prise à 800 iso / 8 secondes / en prenant appui sur le pied de mon éclairage continu.

Modèle: Jane Kyrscen
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